Archive pour la catégorie 'reflection'

Ça y est la France. C’est officiel ! Vous pouvez allez vous coucher tranquillement…

Dimanche 27 mai 2007

flash festivalLe Flash Festival au centre Pompidou, une des seules et des plus grande manifestations Françaises dédiées à la présentation d’oeuvres numériques sur le net, nous a encore une fois montré qu’il valait mieux faire démonstration des qualités du dernier logiciel Adobe, plutôt que de parler de ce qui se passe réellement sur le net, et des questions qui dépassent cette société du spectacle.

Il me semblait que les arts numériques en avaient définitivement fini avec les crétins du genre “Nous sommes cool, et internet est un bon moyen de se faire sucer partout dans le monde”.
Une interactivité pour elle-même n’engage qu’à la masturbation, qu’elle soit pseudo poétique ou purement technique. On se retrouve alors dans un système dépourvu de pensée, libre de sens et prêt à oublier.

Le grand prix de cette année, “Remake” faussement interactif et franchouillard de “Six Feet Under” mène simplement vers la misère symbolique d’une pseudo interactivité linéaire et narrative.

Un autre lauréat nous a aussi démontré la puissance de la technique du copier/coller, pour un résultat façon “Yugop”, suivie de la scandaleuse déclaration “Je n’ai rien à en dire, je vous montre”.
Voilà comment un système propriétaire formate la pensé en technique et rend aveugles ces croyants.

Mes yeux sont fatigués, la question du beau a déjà était détruite par Duchamp.

Et on nous prend tellement pour des cons, au point de présenter une performance interactive, ou l’interactivité c’est Quick Time qui joue une vidéo et les musiciens de la flute à bec.
C’est une grande mascarade et une évidente honte à l’art au coeur même de son institution.

Pascal Chirol & Yannis Perez
le 27 Mai 2007.

DDD . AAA Quels outils critiques pour comprendre le design graphique ?

Mercredi 28 mars 2007

DDD : Exposition Lux. Scène nationale de Valence 28 mars -16 avril
AAA : Colloque & Exposition École régionale des beaux-arts deValence
28 et 29 mars.

Le design graphique peut être défini comme le traitement formel des informations et des savoirs. Le designer graphique est alors un médiateur qui agit sur les conditions de réception et d’appropriation des informations et des savoirs qu’il met en forme. Intervenant dans un maillage complexe de relations — tissées notamment entre un lieu et son environnement, les informations et les médias, l’actualité et l’histoire, le commanditaire et les destinataires —, le designer opère du même coup sous une certaine menace, celle de son instrumentalisation, de sa réduction à la stricte codification des normes et des discours dominants. C’est pour mettre au jour et déjouer cette menace que plusieurs designers signèrent en 2000 le manifeste First Things First (D’abord l’essentiel) qui préconisait l’invention de‘formes de communication plus utiles, plus durables et plus démocratiques’. Dans le sillage de ce manifeste, ce colloque envisagera le design graphique comme un projet aux dimensions pragmatique, éthique et politique, en dialogue constant avec la pensée théorique et critique. Son ouverture internationale est à cet égard essentielle: la Hollande, la Suisse, les États-Unis, d’où sont issus plusieurs intervenants, sont parmi les pays où le design graphique est intégré dans la culture et, en particulier, dans celle des commanditaires. À ce titre, les designers graphiques invités constituent des références avec lesquelles il est possible d’enrichir une réflexion qui semble émerger en France.

ddd aaa Avec:
Madeleine Aktypi, Pierre Bal-Blanc, André Baldinger, Max Bruinsma, Anne-Marie Christin, Laurent Fétis, Luc(as) de Groot, Laurent Gutman,
Pierre-Damien Huyghe, George Legrady, Giovanni Lussu, Armand Mevis,
Philippe Millot, François Rappo, Monique Sicard, Catherine de Smet, Gerard Unger, Vier5.

Conférence de Bernard Stiegler /////////////////////////////

Mercredi 21 mars 2007

“Repenser l’esthétique, pour une nouvelle époque du sensible”
Le 21 mars à 18H30, Salle Cartonnerie : conférence
Friche Belle de Mai - 41 rue Jobin - 13003 Marseille

“Notre époque se caractérise comme prise de contrôle de la production symbolique par la technologie industrielle, où l’esthétique est devenue l’arme et le théâtre de la guerre économique. Il en résulte une misère ou le conditionnement se substitue à l’expérience esthétique”. “Cette misère est une honte” rajoute Stiegler. Le processus pour échapper au contrôle du sensible et au conditionnement des esprits - l’anesthésie qui conduit à la misère symbolique - serait de rendre sa place à “l’expérience esthétique”, voie d’émergence de la singularité sensible, indispensable à la constitution de l’être social. C’est en analysant le circuit de cette expérience et les niveaux de la sensibilité, tout en prenant en considération le « tournant machinique de la sensibilité », que Bernard Stiegler s’essaie à repenser l’esthétique, et ébauche les concepts d’organologie générale et de généalogie du sensible. Pour une « nouvelle pensée de l’industrie à partir de l’expérience sensible », qui formerait une ultra modernité artistique et culturelle. Et pour l’établissement d’une société dans laquelle production symbolique et vie de l’esprit viendraient au coeur de la vie industrielle.

Stigler Bernard Stiegler :
Philosophe et directeur du développement culturel du Centre G.Pompidou, Bernard Stiegler a été directeur adjoint de l’INA, puis directeur de l’IRCAM. Ses recherches portent particulièrement sur l’impact social des medias et des technologies contemporaines. Il a fondé en 2005 l’association Ars industrialis, et dirige le séminaire “Trouver de nouvelles armes, pour une polémologie de l’esprit”.

We are Robots ////////////////////////////////////////////////

Mercredi 28 février 2007

De la contamination de l’homme par la machine et inversement
Exposition du 28.02.07 au 28.04.07 à la galerie Léo Scheer
14-16 rue de Verneuil Paris 7
°

Premiere Loi : Un robot ne peut ni porter atteinte à un être humain, ni rester passif devant un être humain exposé à un danger.
Deuxiéme Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humain, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.
Troisième Loi : Un robot doit protéger son existance dans la mesure où cette protection n’est pas en contracdiction avec la première ou la deuxième loi.

Manuel de la Robotique, 58° édition, 2058 ap. J.C.
Isaac Asimov 1930

Pour en finir avec toi, l’idiot… //////////////////////////////////////////

Samedi 20 janvier 2007

affiche easydesign in situ

Ce dont EasyDesign parle, est cette imitation insensée, d’une vie insensée. Une ritournelle ingénieuse à ne rien dire. Habile à tromper une heure l’ennui par le reflet du même ennui. Cette imitation qui est la critique du présent et le faux témoin de l’avenir, qui par beaucoup d’algorithmes et de grands calculs, ne fait que se consumer en amassant des images que le temps emporte.
Que faudrait-il prouver par des images ? Rien n’est jamais prouvé que par le mouvement réel qui dissout les conditions existantes. C’est à dire : l’organisation des rapports de production d’une époque et les formes de fausses consciences qui ont grandit sur cette base.
Les images existantes ne prouvent que les mensonges existants.
Les codes représentés sont des pierres dont est bâtit tout l’édifice. On y retrouve rien d’autre que les principes du graphisme, mais sur une scène plus spacieuse, et plus mobile, et dans des environnements plus directement sensibles.
Il n’est pas question de supprimer l’auteur, de l’automatiser comme on dit, dans une configuration ordonnée, qui jouerait le jeu de la compréhension réglée et de la participation. Non ! Toute expression artistique cohérente exprime déjà la cohérence du passé. Il convient de détruire la mémoire dans l’âme. De ruiner les conventions de sa communication. De démoraliser ses amateurs.
Quel travail !…
Car c’est une société et non une technique qui a fait le graphisme ainsi. EasyDesign aurait pu être examen historique, théorique, essai, mémoire. Il aurait pu être le travail que je fais en ce moment. C’est un travail qui se fige mais ne s’achève pas. Toutes les conclusions sont encore à tirer. Les calculs à refaire. Le problème continue d’être posé. Son énoncé se complique. Il faudra recourir à d’autres moyens !

Détourné de Guy Debord.